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UN SECOND MASSACRE AU BURUNDI

February 6, 2017 - 13:28 -- Pierre Lutgen

 

received from Emile Schmitz, Athus

abstract

      Caused not by racial or religious conflict, but by greed.

      Every year WHO claims that the battle against malaria is won and that the number of malaria infections has been halved. Unfortunately, in several countries the disease is exploding. In Burundi the number of infections has increased from 4 716 152 in 2014 to 7 813 958 in 2016.

      A recent mission of WHO to this country had to confess a complete failure of LLINs and ACTs.

 

Le coupable: non pas la race ou la religion, mais le dollar.

En dépit des cris de victoire de l’OMS proclamant chaque année une chute spectaculaire du paludisme certains pays sont hélas confrontés à une recrudescence catastrophique. Tel est le cas du Burundi. Le pays a rapporté 4 716 152 cas en 2014 et 7 813 958 cas en 2016.

Une mission d'urgence de l'OMS a confirmé cette flambée dans un rapport du 1er février. Le plus alarmant est qu'elle confesse un échec flagrant des techniques mises en oeuvre. Une distribution massive de moustiquaires (MILDA) en 2014 avait provoqué une baisse momentanée des cas. Cet effet fut de courte durée et comme dans d'autres pays africains cette distribution a souvent augmenté plutôt que diminué l'incidence.

Cet effet est fort inquiétant et peut avoir plusieurs causes:

- de nombreuses études scientifiques ont montré que les moustiques deviennent de plus en plus résistants aux pyrethroides d'imprégnation. Et ces moustiques plus résistants sont plus virulents, plus efficaces pour la transmission.

- les pyrethroides comme d'autres insecticides affaiblissent le système immunitaire des enfants, premières victimes du paludisme.

La Ministre de la Santé du Burundi ne peut pas plaider l'innocence.

La mission de l'OMS ne manque pas de la critiquer vertement en constatant qu'elle a manqué de réaliser et de déclarer cette flambée, limitant ainsi les possibilités d'assistance internationale. Elle ne peut pas ignorer que dans les pays de la région un remède des plus efficaces est mis en œuvre contre le fléau: la tisane d'Artemisia. Et cela avec l'appui et l'encouragement des autorités sanitaires, des Ministères de la Santé et même de l'OMS-Afro. En Tanzanie, au Kenya, en Ouganda, en RDCongo, en Afrique du Sud et dans au moins six autres pays africains. Et la plante la plus efficace s'avère être une plante africaine, l'Artemisia afra, autant et plus que la variété chinoise Artemisia annua.

Le Ministère de la Santé du Burundi semble tout faire pour que cette thérapie ne soit pas connue. En 2014 une équipe d'experts universitaires internationaux qui venaient au Burundi pour en parler ont vu leur conférence interdite par ce même Ministère. Et pourtant des plantations de Artemisia annua et afra existent au Burundi depuis dix ans grâce à Hannelore Klabes. On sait aujourd'hui que c'est sur injonction de Bigpharma, de l'OMS, de MSF et de l'Institut des Maladies Tropicales et Coloniales d'Anvers que la conférence était interdite. On sait aussi que certaines de ces organisations gagnent jusque 6% sur chaque pilule ACT vendue en Afrique.

Il y a aussi l'énorme lobby des moustiquaires ou UNCEF, Bill & Melinda, USAID et Global Fund sont les distributeurs/vendeurs attitrés. Le marché du paludisme en Afrique et les bénéfices qui en découlent sont colossaux. De l'argent sale entaché de sang. Le Burundi a reçu cette année $32 195 135 pour l'achat de MILDA et d'ACT. En absence de toute autre approche approuvée par les financiers du Nord, la mission de l'OMS recommande d'augmenter la distribution de moustiquaires (sic) avec un nouveau subside de $36 000 000.

Les ACT ont presque disparu du marché à l'exception des falsifications. Les ACT ont donné des résistances non seulement au Cambodge mais également dans une dizaine de pays africains, selon des études scientifiques publiées. Un génocide programmé.

Et pourtant des essais cliniques récents sur un millier de patients impaludés au Maniema voisin ont montré que l'infusion d'Artemisia est beaucoup plus efficace que les pilules ACT-ASAQ, et sans effets secondaires, sans recrudescence. En effet au 28e jour il n'y a plus de parasites ni même de gamétocytes dans le sang. Cette absence de gamétocytes a été confirmée dans un essai de prophylaxie récent avec 200 enfants dans deux écoles de la même province congolaise. Après un mois de traitement de trois tasses d'infusion par semaine une absence totale de paludisme a été observée chez ces enfants. On peut donc, non seulement guérir ou prévenir le paludisme avec cette plante, mais également enrayer la transmission au moustique. Oui, éradiquer ce fléau.

L'Artemisia afra est une plante pérenne ne contenant pas d'artemisine et utilisée depuis des générations contre la malaria et d'autres maladies, donc selon les règles mêmes de l'OMS et la FAO automatiquement qualifiée comme plante médicinale et complément alimentaire dans ces pays africains. Ce sont de courageux médecins de plusieurs pays africains qui ont développé et démontré cette approche révolutionnaire. Comme Kenyatta, Nkrumah, Lumumba, Mandela, ont conquis l'indépendance politique, eux entreront dans l'histoire comme vainqueurs du néocolonialisme de BigpharmaOMS et de ses laquais basanés.

Émile Schmitz

Athus